Le président iranien, évoquant la contradiction existante entre les positions déclarées et les actions concrètes de certains pays européens, a souligné la nécessité d’une cohérence entre les paroles et les actes sur la scène internationale.
Au cours de l’entretien téléphonique entre Massoud Pezeshkian, président de la République islamique d’Iran, et Emmanuel Macron, président de la République française, les dernières évolutions régionales, le processus des négociations et plusieurs questions stratégiques, notamment la situation du détroit d’Hormuz, ont été discutées et examinées.
Pezeshkian, évoquant les violations répétées du cessez-le-feu par le régime sioniste lors des attaques incessantes contre le Liban, a déclaré que ce régime ne respectait en aucune manière ses engagements liés au cessez‑le‑feu, et que, malheureusement, la communauté internationale reste passive face aux actes criminels, aux massacres et aux agressions de ce régime.
Le président iranien, rappelant les obstructions répétées de la part des Américains dans l’ensemble des processus de dialogue, a affirmé que, lors des négociations bilatérales entre l’Iran et la France à New York, malgré les accords obtenus à ce moment‑là, ce sont les États‑Unis qui, par leurs manœuvres obstruant le processus, ont empêché toute avancée.
Il a déploré que les pays européens, au lieu d’adopter une position critique face à ce comportement, aient imposé des pressions supplémentaires à l’Iran en mettant en œuvre le mécanisme de « snapback », orientant la voie diplomatique non pas vers une interaction constructive, mais vers la pression, la menace et les sanctions.
Faisant référence aux deux attaques américaines survenues pendant les négociations, le président Pezeshkian a ajouté que, dans les circonstances actuelles, les exigences excessives, les déclarations menaçantes et le non‑respect des cadres essentiels par les États‑Unis compliquent davantage le processus diplomatique.
Poursuivant cet entretien, et dans le cadre de l’examen de la situation sécuritaire des passages stratégiques, le président iranien a rappelé le rôle historique de l’Iran dans la sécurité du détroit d’Hormuz. Il a affirmé que ce sont les actions des États‑Unis qui ont perturbé la sécurité de ce passage vital, provoquant crises et méfiance parmi les pays de la région du golfe Persique.
Pezeshkian, évoquant également des mesures telles que le blocus maritime et la saisie de navires iraniens par les États‑Unis, a qualifié ces comportements de violations du droit international, de perturbation du commerce mondial et même d’une forme de piraterie maritime.
Le président a souligné que l’Iran est prêt à résoudre toutes les questions dans le cadre des lois et règlements internationaux et qu’il ne revendique rien au‑delà des droits légitimes de la nation iranienne.
Dans ce sens, il a insisté que toute négociation sur la réouverture complète du détroit d’Hormuz est conditionnée à la levée du blocus maritime imposé par les États‑Unis.
Le président iranien, rejetant toute action militaire de la République islamique d’Iran contre les Émirats arabes unis, a déclaré que les forces armées iraniennes, en cas de toute opération militaire, annoncent leurs positions de manière transparente.
Réaffirmant le principe de bon voisinage, Pezeshkian a ajouté qu’il est attendu des pays de la région qu’ils ne permettent pas que leur territoire soit utilisé pour mener des actions ou complots contre l’Iran.
Il a également précisé que les réponses défensives de l’Iran face à de telles menaces ne doivent pas être interprétées comme des actions génératrices de tension.
Poursuivant l’examen des processus diplomatiques en cours, le président Pezeshkian a déclaré que l’efficacité de ces négociations dépend de la fin de la guerre et de la présentation de garanties nécessaires pour éviter toute répétition d’actes hostiles.
Il a affirmé: "si la partie américaine respecte les cadres convenus, la République islamique d’Iran est prête à poursuivre la voie diplomatique et est également disposée à résoudre ses différends avec les pays du golfe Persique sur la base du respect de l’intégrité territoriale et des droits mutuels."
Pezeshkian, expliquant la vision iranienne du rôle de l’Europe dans les évolutions actuelles, a souligné, face à la contradiction entre les positions déclarées et les actions concrètes de certains États européens, la nécessité d’une cohérence entre discours et comportement au niveau international.
À la fin de l’entretien, Pezeshkian a exprimé l’espoir que, grâce au renforcement de la confiance et au respect réel des engagements par les parties, les négociations progressent de manière à éviter la répétition de comportements tels que des offensives militaires menées simultanément aux pourparlers.
Emmanuel Macron, président de la République française, a pour sa part réaffirmé lors de cette conversation le soutien de Paris au cadre du cessez‑le‑feu et à la nécessité de la réouverture du détroit d’Hormuz par des moyens diplomatiques. Il a reconnu que des actions telles que le blocus maritime américain et les attaques du régime sioniste contre le Liban constituent des violations du cessez‑le‑feu.
Le président français a également exprimé la disponibilité de son pays à contribuer à l’avancement des négociations, à participer au processus de levée des sanctions et à poursuivre les efforts diplomatiques en vue d’établir une paix durable dans la région.