Le président, en soulignant l’approche de la République islamique d’Iran visant à renforcer l’unité du monde islamique, a déclaré que Téhéran souhaite une paix et une stabilité durables dans la région et insiste sur la réalisation des droits de la nation iranienne dans le cadre des normes du droit international.
Massoud Pezeshkian, le président de la République islamique d’Iran, a rencontré à Téhéran le général Asim Munir, commandant de l’armée pakistanaise, et a salué son rôle efficace ainsi que celui du Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, dans le processus de médiation et de facilitation de l’établissement d’un cessez-le-feu.
En réaffirmant la position de principe de la République islamique d’Iran à l’égard du monde islamique, le président a ensuite déclaré que l’Iran considère tous les pays musulmans comme ses frères.
Il a en outre précisé que les récentes opérations visant les bases militaires américaines dans la région s’inscrivent dans le cadre des nécessités défensives et constituent une réponse aux conditions imposées.
Soulignant que l’origine de nombreuses guerres et instabilités dans la région réside dans les complots du régime sioniste visant à créer des divisions entre les pays islamiques, Pezeshkian a déclaré que la communauté islamique doit, par la convergence et la coopération, empêcher ce régime d’utiliser les territoires islamiques contre les musulmans eux‑mêmes.
Le président Pezeshkian, insistant sur l’engagement de l’Iran envers les cadres du droit international, a rappelé que la République islamique d’Iran cherche à faire valoir les droits de son peuple dans les limites des lois internationales. Il a ajouté qu’à la fin de la guerre, il est nécessaire que les pays de la région renforcent leur coopération mutuelle afin de favoriser une paix et une sécurité durables.
Poursuivant son propos, le président a posé la question suivante : pourquoi les pays de la région ne pourraient‑ils pas assurer leur sécurité de manière indépendante ? Il a proposé que, tout comme l’Europe gère sa sécurité par des mécanismes tels que l’OTAN, les pays islamiques pourraient, en s’appuyant sur leurs affinités religieuses et culturelles, résoudre leurs problèmes dans le cadre d’une coopération collective.
Pezeshkian, affirmant que la guerre ne profite à aucune des parties, a ajouté que les États‑Unis ne sortiront pas vainqueurs de ce conflit et que ce sont les pays de la région et du monde qui en subiront de lourdes pertes, tandis que seul le régime sioniste cherche à réaliser ses ambitions.
Lors de cette rencontre, le général Asim Munir a également évoqué les évolutions en cours dans la région et a déclaré que, même si cette guerre prendra fin, la région ne reviendra pas à son état antérieur. Il a souligné qu’il est indispensable que tous les pays coopèrent pour la reconstruction, la stabilité et la tranquillité de la région.
Asim Munir a également mentionné le soutien de la Chine, de l’Arabie saoudite, de l’Égypte et de la Turquie aux processus diplomatiques pendant cette crise, ajoutant que l’importance des relations entre les pays se manifeste davantage en période de crise et de guerre qu’en temps de paix.
Le commandant de l’armée pakistanaise, en soulignant les efforts actuels pour mettre fin à la guerre, a exprimé l’espoir que l’on parviendra prochainement à un accord et à la cessation du conflit.