News ID : 164196 2026/05/05 | 21:44

Le président Pezeshkian, évoquant les différends apparus à la suite de l’agression des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, a déclaré que l’Iran demeure pleinement prêt à parvenir à une entente avec les pays islamiques de la région et à résoudre tous les différends — que ce soit dans le golfe Persique ou dans d’autres dossiers régionaux — par le dialogue.

Le président Pezeshkian : l’Iran est pleinement prêt à régler tous les différends avec les pays islamiques de la région

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, lors d’un entretien téléphonique avec M. Ali Faleh al‑Zaidi, Premier ministre chargé de former le gouvernement irakien, tout en le félicitant pour sa nomination, a déclaré que la République islamique d’Iran est prête à coopérer avec le pays frère, l’Irak, afin de développer la coordination, renforcer la coopération et élargir les relations globales dans tous les domaines.

Le président, faisant référence aux attaques israélo‑américaines contre l’Iran, a affirmé : notre problème est que les États‑Unis poursuivent d’un côté une politique de pression maximale contre notre pays et, de l’autre, attendent que la République islamique d’Iran s’assoie à la table des négociations et finisse par se soumettre à leurs exigences unilatérales.

Le président a poursuivi : ils prétendent que l’Iran ne doit pas accéder à l’arme nucléaire, alors que la République islamique d’Iran, dans toutes les négociations, s’est dite pleinement prête à fournir, dans le cadre des règlements internationaux et sous supervision internationale, tout ce que les normes mondiales jugent nécessaire pour garantir le caractère pacifique de ses activités nucléaires.

Le président a ajouté : « La République islamique d’Iran est prête à tout dialogue dans le cadre des lois internationales, mais sur la base de sa foi et de ses convictions, elle ne s’est jamais soumise et ne se soumettra jamais à la contrainte. Si l’on nous parle avec logique, le dialogue est possible ; mais le langage de la menace et de l’intimidation ne mènera nulle part. »

Il a déclaré : conformément à notre approche de principe, nous sommes toujours pleinement prêts à parvenir à une entente avec les pays islamiques de la région et à résoudre tous les différends — que ce soit dans le golfe Persique ou dans d’autres domaines régionaux — par le dialogue, afin d’éliminer la guerre et l’instabilité.

 

Le président a ajouté : nous ne souhaitons aucun différend avec nos frères dans la région, mais la réalité est que depuis des bases américaines situées sur le territoire de certains pays de la région, et en utilisant leur espace et leurs installations, des écoles, des hôpitaux et des infrastructures de notre pays ont été bombardés.

Dans une autre partie de ses propos adressés au Premier ministre irakien, le président a déclaré : lors de vos contacts avec les responsables américains, recommandez‑leur de retirer la menace militaire de notre région ; car on ne peut contraindre les adeptes de l’école chiite à se soumettre par la force.

Le président Pezeshkian a ajouté : nous appelons à l’unité et à la cohésion de la communauté islamique sur la base des enseignements religieux, et nous estimons que si une voie juste, équitable et honnête est suivie, il ne restera aucune raison de conflit.

Le président, saluant toute initiative visant à réduire les tensions, a déclaré qu’au lieu de rechercher l’hégémonie, il convient de respecter les droits du peuple iranien. Les comportements inhumains et contraires aux principes des droits de l’homme ont plongé notre région dans le chaos, et tant qu’un climat de confiance ne sera pas établi, le dialogue ne pourra se tenir sous la menace.

M. Ali Faleh al‑Zaidi, Premier ministre chargé de former le gouvernement irakien, a également souligné la nécessité d’approfondir les relations entre les deux pays dans les domaines économique, politique, sécuritaire et de la convergence régionale.

Ali Faleh al‑Zaidi, annonçant la disponibilité de Bagdad pour accueillir des négociations entre l’Iran et les États‑Unis et pour jouer un rôle dans la résolution des questions et la fin de la guerre, a ajouté : nous considérons cette initiative comme un devoir humain, religieux et politique.

Insistant sur la puissance de l’Iran en tant que soutien pour les musulmans, le Premier ministre irakien a exprimé l’espoir qu’avec les efforts et la participation collective des pays de la région, nous assisterons le plus rapidement possible à la fin de la guerre et à la résolution des problèmes existants.