Le président Pezeshkian dans un entretien avec Al Jazeera :

La question du détroit d'Ormuz peut être réglée par le dialogue, et non par la coercition

News ID : 166070 2026/09/26 | 15:59

Le président, soulignant que l'Iran ne cédera pas face aux pressions et aux menaces, a déclaré : « L'Iran ne peut pas être renversé et il ne faut pas s'aesser à l'Iran par le langage de la force. Nous sommes frères avec les pays musulmans et nous pouvons unir nos efforts, instaurer la sécurité dans la région et nous entraider. Si les musulmans s'unissent, ils déjoueront les plans de leurs ennemis. »

La question du détroit d'Ormuz peut être réglée par le dialogue, et non par la coercition

Lors d'un entretien accordé à Al Jazeera au cours de son déplacement à New York, Masoud Pezeshkian a exposé les positions de la République islamique de l'Iran sur les évolutions régionales, la guerre et les négociations avec les États-Unis.

En réponse à une question sur le message de l'Iran au monde et aux Nations unies dans les circonstances actuelles, Masoud Pezeshkian a souligné que l'Iran ne céderait pas face aux pressions et aux menaces.

 Il a déclaré que l'Iran était favorable au dialogue et aux négociations, mais que les attaques menées à la suite des négociations précédentes avaient entraîné une perte de confiance de Téhéran envers les États-Unis.

Répondant à une question sur les négociations entre l'Iran et les États-Unis, le président a déclaré que l'Iran restait favorable au dialogue et poursuivait ses consultations par l'intermédiaire de pays servant de médiateurs, notamment le Qatar et le Pakistan. Il a toutefois souligné que les États-Unis devaient montrer qu'ils étaient prêts à respecter le cae des accords et leurs engagements.

Répondant à une question sur le détroit d'Ormuz et sur la partie qui devrait faire le premier pas, Pezeshkian a souligné que la question du détroit d'Ormuz pouvait être réglée par le dialogue et non par la coercition. Il a déclaré que l'Iran était favorable à la liberté de navigation à des fins commerciales, mais qu'il n'autoriserait pas l'utilisation de cette voie pour acheminer des armes et des équipements contribuant à l'insécurité dans la région. Le président a également insisté sur la coopération entre les pays de la région pour assurer la sécurité du détroit d'Ormuz.

Répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec Donald Trump, le président, évoquant la méfiance suscitée par le non-respect des accords par les États-Unis, a déclaré qu'une rencontre n'aurait de sens que si la partie américaine respectait ses engagements. Il a également souligné que l'Iran ne se soumettrait ni à la pression ni à l'humiliation.

Répondant à une question sur les moyens de mettre fin à la guerre, le  Pezeshkian a souligné que l'Iran n'était pas à l'origine de la guerre et ne souhaitait pas la guerre, mais qu'il se défenait en cas d'attaque. Il a également déclaré que l'Iran n'avait attaqué aucun pays au cours des deux derniers siècles et considérait les pays musulmans comme des pays frères.

Répondant à une question sur le Yémen et le détroit de Bab el-Mandeb, le président a déclaré que la question du Yémen ne concernait pas l'Iran et que Téhéran exprimait simplement sa solidarité avec les populations victimes d'injustice.

 Il a souligné la nécessité d'un dialogue entre le Yémen et l'Arabie saoudite et du règlement des différends entre les pays musulmans, estimant que l'unité des pays islamiques constituait un facteur important pour assurer la sécurité de la région.

En réponse à une question sur les restrictions imposées aux vols commerciaux iraniens, le président Pezeshkian a dénoncé ce qu'il a qualifié de « terrorisme économique » et de mesures contraires au oit international. Il a appelé les pays musulmans à ne pas se soumettre aux politiques américaines.

Concernant les relations avec l'Arabie saoudite et les autres pays arabes, il a souligné que La Mecque et Médine pouvaient constituer un centre d'unité entre les musulmans. Il a appelé les pays islamiques à résoue leurs différends par le dialogue et a déclaré que l'Iran était prêt à contribuer au règlement de la question yéménite.

Répondant aux accusations concernant des attaques contre des infrastructures saoudiennes, il a affirmé que l'Iran n'y était pas impliqué et a proposé une vérification commune des faits afin d'identifier les responsables.

Au sujet du dialogue entre l'Iran et les pays arabes à Oman, il a expliqué que des accusations non fondées contre l'Iran avaient créé un malentendu et empêché la tenue de la rencontre.

Concernant la proposition du Qatar de dialoguer sur les questions régionales, le président a appelé les pays musulmans à s'asseoir ensemble et à régler leurs différends par le dialogue et la médiation.

Au sujet de l'accord de La Mecque entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, il l'a présenté comme une étape vers l'unité des pays musulmans, tout en précisant que l'Iran n'en connaissait pas les détails.
Répondant à une question sur la nécessité d'ouvrir une nouvelle page dans les relations avec les États-Unis et les autres pays, le président Pezeshkian a affirmé que l'Iran n'avait pas été à l'origine des conflits et des guerres auxquels il avait été confronté. Il a souligné que l'Iran avait résisté aux différentes pressions et appelé les pays musulmans à s'unir, à renforcer la sécurité régionale et à développer ensemble la région, plutôt que de se laisser diviser par les puissances étrangères.

Concernant l'Organisation des Nations unies et le respect du oit international, le président a déclaré que l'Iran ne faisait pas confiance aux discours sur les oits de l'homme, la démocratie et le oit international lorsque ces principes ne sont pas appliqués de manière cohérente.

Il a notamment dénoncé les attaques contre les populations civiles et les scientifiques et estimé que les pays musulmans devaient s'opposer à ce qu'il considère comme des politiques visant à les diviser et à les affaiblir.

Le président a également appelé les pays musulmans à coopérer pour améliorer les conditions de vie dans la région et à ne pas permettre que les divisions et les conflits soient exploités contre eux.