Le président de la République islamique d'Iran et le secrétaire général des Nations unies, António Guterres ont échangé sur les derniers développements régionaux, le programme nucléaire iranien et les efforts diplomatiques en faveur de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient.
Le président de la République islamique d'Iran, Masoud Pezeshkian, a rencontré à New York le secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Le président Pezeshkian a remercié Guterres pour ses positions et sa solidarité, soulignant que les États-Unis avaient, au cours de son mandat, « trahi la diplomatie à trois reprises », ce qui avait, selon lui, profondément affecté la confiance de l'Iran à leur égard.
Concernant la question nucléaire, le président iranien a qualifié d'« illusion et de calomnie » les affirmations selon lesquelles l'Iran chercherait à se doter de l'arme nucléaire. Il a souligné que l'Iran cherchait à développer ses connaissances et ses technologies nucléaires à des fins pacifiques et non à fabriquer des armes nucléaires.
Pezeshkian a également déclaré que les actions des États-Unis et d'Israël contre l'Iran étaient contraires à la Charte des Nations unies et aux règles internationales, les qualifiant de « crimes de guerre ».
Il a souligné que l'Iran n'avait pas quitté la table des négociations, mais qu'au regard de ses expériences passées, il ne faisait pas confiance aux États-Unis. Il a ajouté que l'Iran souhaitait la paix et la sécurité dans la région et ne se laisserait pas contraindre à la soumission.
Le président iranien a également déclaré que les sanctions et les récentes mesures américaines visaient le peuple iranien et ne devaient pas être utilisées comme instruments de pression contre les nations.
Pezeshkian a insisté sur le fait que l'Iran ne cherchait pas le conflit avec les pays de la région, soulignant les liens historiques et culturels profonds qui les unissent. Il a également affirmé que « l'Iran n'est ni la Syrie, ni Gaza, ni le Venezuela », insistant sur l'indépendance, l'intégrité territoriale et les capacités nationales du pays.
Le président iranien a salué la vision réaliste et humanitaire de Guterres et a souligné la nécessité de « localiser la sécurité » dans le golfe Persique et au Moyen-Orient, à travers la coopération entre les pays de la région et sans intervention de forces extrarégionales. Il a ajouté que les pays de la région disposaient des capacités nécessaires pour régler leurs différends.
De son côté, António Guterres a salué l'approche pacifique de l'Iran, déclarant que « la voix de l'Iran a été une voix de paix et de modération ». Il a indiqué que l'ONU soutiendrait les efforts diplomatiques en faveur de la stabilité et de la sécurité régionales et qu'il encouragerait les pays de la région à jouer un rôle constructif.
Guterres a également souligné l'importance de la sécurité et de l'ouverture du détroit d'Ormuz pour la sécurité alimentaire et la stabilité économique internationales.
Il a enfin déclaré : « Sur la base des évaluations dont nous disposons, je considère que l'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire. »