Le président de la République islamique de l’Iran, Massoud Pezeshkian, tout en remerciant le Secrétaire général des Nations unies pour ses positions condamnant les récentes agressions des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran, a souligné la nécessité pour cette organisation de jouer un rôle plus efficace et plus efficient face aux évolutions et aux crises internationales.
En marge du Sommet des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et du Sommet « OCS Plus » au Kirghizistan, le président de la République islamique de l’Iran, Massoud Pezeshkian, a rencontré le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Il l’a remercié pour ses positions condamnant les récentes agressions des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran et a appelé à renforcer le rôle et l’efficacité de l’Organisation des Nations unies face aux évolutions internationales.
Évoquant les défis auxquels est confronté le système international, le président a déclaré : « Le grand problème du monde d’aujourd’hui est que les États-Unis ne respectent pas les lois et les règles internationales. L’attaque américaine contre l’Iran, qui a entraîné le martyre du Guide suprême ainsi que de plusieurs responsables et citoyens, notamment des élèves, et le ciblage des infrastructures de notre pays, ont montré que les principes humains les plus élémentaires et le droit international avaient été bafoués. »
M.Pezeshkian, critiquant les approches à deux poids, deux mesures sur la scène internationale, a ajouté : « Alors que de tels actes sont commis, les États-Unis continuent de parler de démocratie et de droits de l’homme. La question est de savoir comment la communauté internationale peut-elle accepter de telles affirmations ? »
Évoquant ensuite l’accord récemment conclu pour mettre fin à la guerre et la nécessité pour les parties de respecter leurs engagements, le président a souligné : « L’Iran ne souhaite en aucun cas la guerre et nous ne considérons pas la guerre comme étant dans l’intérêt de qui que ce soit. La poursuite et l’extension de la guerre ne sont pas non plus acceptables pour la communauté internationale. Toutefois, pour empêcher la poursuite des affrontements, les États-Unis doivent revenir à l’accord et respecter leurs engagements. »
Évoquant les efforts de la République islamique de l’Iran pour développer ses interactions régionales et régler les différends par le dialogue, le président a déclaré : « Dans ses relations avec les pays de la région, l’Iran cherche à régler les différends et à instaurer la stabilité et la sécurité. »
Le président a souligné : « La République islamique de l’Iran attend des instances et institutions internationales qu’elles ne permettent pas aux États et aux régimes, simplement parce qu’ils disposent de la puissance et des armes, de se livrer à l’agression et de commettre des crimes dans le monde. »
Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a également souligné lors de cette rencontre que les déclarations et positions de l’Organisation concernant la guerre en Iran avaient constamment insisté sur la nécessité de parvenir à une solution pacifique et diplomatique afin de mettre fin à ce conflit.
Évoquant le rôle du régime sioniste dans l’escalade des affrontements, António Guterres a déclaré : « Je crois que c’est Israël qui a entraîné les États-Unis dans la guerre contre l’Iran et que son objectif n’était autre que d’affaiblir et de détruire l’Iran. »
Le Secrétaire général des Nations unies a poursuivi : « J’ai été le seul Secrétaire général de l’ONU à condamner, au Conseil de sécurité et face au représentant des États-Unis, l’attaque contre l’Iran ; une position qui m’a bien entendu valu de nombreuses conséquences et de fortes pressions. »