Le président Pezeshkian lors d’une interview télévisée :

Si les États-Unis respectent leurs engagements, nous rouvrirons la voie du détroit d’Ormuz

News ID : 165496 2026/08/28 | 22:03

Le président iranien a déclaré : « Si les sanctions sont levées, les ressources financières de l’Iran libérées, les restrictions sur le pétrole et la pétrochimie levées et si le régime sioniste respecte les cadres convenus, l’Iran rouvrira également la voie du détroit d’Ormuz, conformément aux décisions et aux politiques du système. »

Si les États-Unis respectent leurs engagements, nous rouvrirons la voie du détroit d’Ormuz

Le président de la République islamique de l’Iran, Massoud Pezeshkian, s’est adressé à la population dans une interview télévisée à l’occasion du début de la troisième année d’activité du gouvernement et a répondu à des questions concernant la situation actuelle du pays face à la guerre et à la paix, la reconstruction des dommages causés par la guerre ainsi que la mise en œuvre des principaux projets du gouvernement.

Dans la partie consacrée aux questions politiques, répondant à la question de savoir si l’Iran est plus proche de la guerre ou de la paix, il a évoqué l’accord d’Islamabad comme une réalisation majeure, voire exceptionnelle.

Il a estimé que les dispositions de cet accord confirmaient, selon l’analyse des experts, que l’Iran en était sorti vainqueur.

Évoquant les mesures prévues dans le cadre de cet accord, il a précisé : « Dans la clause concernant le détroit d’Ormuz, l’autre partie devait respecter les cadres de la République islamique, mais elle ne l’a pas fait et l’accord a de nouveau été rompu. »

Il a ajouté : « Maintenant, si les États-Unis respectent également leurs engagements, lèvent le blocus et les sanctions, lèvent les restrictions concernant le pétrole et les questions liées à la pétrochimie, libèrent nos fonds et reprennent les investissements, et s’ils cessent également de poursuivre les actions qu’ils mènent au Liban et contraignent Israël à respecter ces cadres, nous rouvrirons nous aussi la voie du détroit d’Ormuz, conformément aux décisions prises dans le cadre des politiques du système. »

Il a souligné : « Si nous considérons la question comme étant tout ou rien, nous n’aboutirons à aucun résultat. Nous dialoguons, mais cela ne signifie pas non plus que nous leur accordons une confiance totale. »

Concernant la nécessité d’une transformation de la structure de la diplomatie du pays, il a insisté sur l’interaction directe avec les pays voisins et sur la garantie de la sécurité régionale avec leur participation, déclarant : « Que ce soit avec le Pakistan, l’Afghanistan, l’Arabie saoudite, la Turquie, les Émirats arabes unis, le Qatar, Oman, l’Égypte, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan ou d’autres pays, nous pouvons parvenir à une entente avec tous ces pays et les conditions nécessaires à cette démarche sont réunies. »

Il a évoqué l’unité et la cohésion de la population à l’intérieur du pays et a déclaré : « Malgré cela, nous devons unir nos efforts, ramener le calme dans la région et ne pas permettre au régime sioniste d’agresser aussi facilement les pays islamiques. »

Répondant à une question sur l’imposition de sanctions économiques par les États-Unis à l’encontre de l’Iran, il a souligné l’importance du rôle des sanctions et déclaré : « Les sanctions ont un impact considérable sur l’économie. En Iran, certains insistent beaucoup sur le fait que le problème ne réside pas dans les sanctions, mais dans la mauvaise gestion. Nous leur demandons donc de venir et de faire quelque chose. »

Dans les autres parties de cette interview, le président a abordé les questions et les défis intérieurs du pays, tout en appelant la population à préserver son unité et sa cohésion et en invitant les experts à venir apporter leur contribution et à proposer des solutions.