Le président Pezeshkian a souligné que la transformation des capacités dispersées du monde islamique en une volonté et une puissance commune passe par la gestion des divergences, le respect de la justice, la garantie de la sécurité mutuelle et le développement de la coopération scientifique et économique entre les pays musulmans.
Le président de la République islamique de l’Iran, Masoud Pezeshkian, s’exprimant lors de la 40ᵉ Conférence internationale de l’Unité Islamique, a rendu hommage au Guide de la Révolution islamique, l’ayatollah Khamenei, martyrisé lors de la guerre imposée par Israël et les États-Unis contre l’Iran.
Il a souligné que celui-ci considérait l’unité islamique non pas comme une tactique politique ou un intérêt conjoncturel, mais comme une question stratégique pour la dignité, l’indépendance et l’avenir de la communauté islamique.
Évoquant la guerre, l’occupation, les déplacements de populations et l’insécurité dans les territoires islamiques, le président a souligné : « Nous devons transformer les capacités dispersées en une volonté et une puissance commune. »
Il a fait référence à la guerre imposée par Israël et les États-Unis contre l’Iran et déclaré : « Alors que le dialogue entre l’Iran et les États-Unis pour résoudre leurs différends se poursuivait, de vastes attaques militaires américaines et israéliennes contre l’Iran ont commencé. Ces attaques ont eu lieu alors que les négociations entre l’Iran et les États-Unis avaient repris au cours du même mois afin de trouver une solution diplomatique. Le Guide du pays, des commandants, des responsables, des scientifiques, des étudiants universitaires, des élèves et des citoyens ordinaires ont été tués, tandis que les villes et les infrastructures du pays ont été prises pour cible. Nous n’avons pas déclenché la guerre, mais nous avons résisté avec force à cette agression. »
Le président a ensuite annoncé que l’Iran était prêt à mettre en place des arrangements de sécurité communs avec les pays voisins et a déclaré : « L’Iran tend la main à ses voisins pour construire de tels arrangements, non pas en position de faiblesse, mais sur la base de l’expérience de la guerre. »
Décrivant les manifestations de l’ignorance moderne, le président a souligné : « L’excommunication religieuse doit être écartée du champ des divergences confessionnelles ; toute insulte aux lieux et symboles sacrés des autres confessions doit constituer une ligne rouge pour nous. »
Le président a présenté comme première proposition la création d’un pacte de sécurité mutuelle et de non-agression entre les pays islamiques.
Il a insisté : « Les pays islamiques doivent s’engager à respecter l’intégrité territoriale les uns des autres, à ne pas utiliser leur territoire, leur espace aérien et leurs moyens pour agresser un autre pays islamique, à ne pas soutenir la partition et la déstabilisation des uns et des autres, et à ne pas définir leur sécurité les uns contre les autres, mais à gérer ensemble la sécurité de la région. »
Le président a considéré comme deuxième proposition la création d’un mécanisme permanent de médiation et de prévention des conflits dans le monde islamique.
Pezeshkian a souligné : « Cette organisation doit pouvoir intervenir avant qu’un différend ne se transforme en guerre, et non pas se contenter de publier une déclaration après que des milliers de personnes ont été tuées. »
Le président a présenté comme troisième proposition la transformation du monde islamique, d’un ensemble de marchés séparés en un réseau de coopérations réelles.
Il a souligné : « Les capitaux des pays islamiques doivent être davantage orientés vers le développement et les technologies au sein même du monde islamique, et le commerce intra-islamique doit être considérablement renforcé. »
Le président a appelé à la création de groupes de travail communs entre les pays islamiques et ajouté : « Nous pouvons mobiliser nos ressources communes au sein de groupes de travail consacrés aux infrastructures, aux transports et à la logistique, au commerce et à l’investissement, à l’agriculture, à l’économie numérique, au développement maritime, au développement des compétences, à la production, aux énergies propres et à tous les domaines existants. Pendant des années, nous avons parlé de nos ennemis communs ; il est temps désormais de parler tout autant de notre avenir commun. »
Le président a conclu en soulignant : « Aujourd’hui, le monde islamique a la capacité de transformer les capacités existantes en une puissance commune et de décider de ses intérêts communs. »