News ID : 165211 2026/08/05 | 21:42

Le président Pezeshkian a affirmé que la priorité de son gouvernement était d’assurer la continuité des services publics et de renforcer la cohésion sociale face aux défis économiques et sécuritaires.

Le président Pezeshkian souligne que l’Iran a préservé son unité et sa stabilité malgré les pressions internationales et la guerre

Lors d’un entretien accordé à la télévision de la République islamique d’Iran au début de la troisième année d’activité de son gouvernement, le président Massoud Pezeshkian a répondu à plusieurs questions portant sur les enjeux intérieurs et internationaux.

Évoquant d’abord les difficultés et les crises survenues dès l’entrée en fonction de son gouvernement, il a fait référence au renforcement des pressions internationales, notamment à l’activation du mécanisme de « snapback », ainsi qu’à la guerre de douze jours.

Il a déclaré : « L’ennemi avait élaboré des plans et pensait pouvoir s’emparer de l’Iran. Aujourd’hui, cependant, l’Iran est présenté comme un pays puissant, jouissant d’une très grande dignité. »

Le président iranien a également affirmé que la priorité du gouvernement, tout au long de ces événements, avait été d’éviter toute fracture sociale et d’assurer la continuité des services publics.

Il a remercié le peuple iranien, quelles que soient ses sensibilités et ses origines, pour avoir préservé l’unité nationale malgré les difficultés économiques et les mécontentements politiques, estimant que sa retenue avait contribué au maintien de la stabilité du pays.

Le président Pezeshkian a en outre déclaré que les sanctions étaient allées au-delà des restrictions commerciales pour viser également le système bancaire et financier de l’Iran, tandis que les pressions militaires et sécuritaires avaient encore compliqué la situation du pays.

Il a également dénoncé les doubles standards en matière de droits de l’homme et remis en cause les attaques visant les commandants militaires, les scientifiques et les civils iraniens, estimant qu’elles démontraient l’effondrement total de ces principes.

« La première question est de savoir pour quelle raison et pour quel crime notre Guide a été martyrisé. Pour quel crime nos commandants et nos scientifiques ont-ils été martyrisés ? Pourquoi nos enfants ont-ils été pris pour cible ? J’ai beau y réfléchir, je ne trouve aucune logique ni aucune justification à ces actes », a-t-il ajouté.

Il a poursuivi : « Ils s’opposent à tout symbole de notre capacité, de notre résistance, de notre esprit d’initiative et de notre créativité. Ils prennent pour cible les universités, les centres aérospatiaux ainsi que les centres actifs dans le domaine de l’intelligence artificielle, et ils martyrisent des professeurs d’université qui sont des scientifiques créatifs et compétents. Ils ne veulent pas que nous ayons des personnes compétentes. »

Il a également abordé la question de la facilitation du retour des Iraniens résidant à l’étranger, déclarant que le Guide était pleinement favorable à cette initiative et exprimant l’espoir que ce dossier soit poursuivi sous la nouvelle direction.

Interrogé sur sa rencontre avec le nouveau Guide de la République islamique d’Iran, il a répondu que l’ensemble des questions et des difficultés avaient été évoquées au cours de cet entretien et que celui-ci avait fait preuve d’empathie et de coopération en proposant plusieurs solutions.