News ID : 164925 2026/07/03 | 17:36

Le président iranien a remercié le gouvernement et le peuple turcs pour leur solidarité et leur soutien, tout en soulignant la nécessité de renforcer la solidarité entre les pays islamiques, de développer la coopération bilatérale et de faire face aux politiques de division dans la région.

Le président Pezeshkian : Nous apprécions le soutien et la coopération de la Turquie durant la guerre

Le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezeshkian, a rencontré Cevdet Yılmaz, vice-président de la République de Turquie, ainsi que la délégation qui l’accompagnait, venue à Téhéran pour participer à la cérémonie d’hommage et de commémoration du Guide martyr de la Révolution islamique.

 

Évoquant les récentes agressions des États-Unis et du régime sioniste contre la République islamique d’Iran, le président Pezeshkian a qualifié ces actes de contraires aux principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, aux normes impératives du droit international ainsi qu’aux règles reconnues du droit international humanitaire.
 
Le président iranien a également dénoncé le rôle déstabilisateur du régime sioniste dans la région, déclarant que l’examen des développements des dernières décennies montre que ce régime a été directement impliqué dans de nombreuses crises et tensions régionales, tout en cherchant à présenter les autres comme responsables de l’insécurité.
 
Il a ajouté que l’objectif principal de cette stratégie est d’attiser les divisions entre les pays islamiques et d’affaiblir les capacités du monde musulman afin de servir les intérêts illégitimes de ce régime.
 
Le président Pezeshkian a souligné que plus la cohésion et la coopération entre les pays islamiques se renforceront, plus les possibilités d’ingérence et d’influence des acteurs déstabilisateurs dans la région diminueront.
 
Il a également remercié le gouvernement turc pour ses positions et sa coopération au cours des récents événements, affirmant que les relations entre la République islamique d’Iran et la République de Turquie disposent d’un vaste potentiel de développement et que la volonté politique nécessaire existe dans les deux pays pour élever le niveau de leurs relations. Il a estimé que cette volonté devait désormais se traduire par des programmes concrets et des résultats tangibles dans différents domaines.
 
Au cours de cette rencontre, le vice-président turc a évoqué la mort en martyrs de plusieurs citoyens iraniens, notamment des élèves de l’école Shajareh Tayyebeh de Minab lors de la récente guerre, déclarant que ces événements avaient profondément attristé le peuple turc, qui partage la douleur et le deuil du peuple iranien en ces jours difficiles.
 
Cevdet Yılmaz a également rappelé les efforts diplomatiques d’Ankara pour empêcher l’extension du conflit et soutenir le processus de fin de la guerre. Il a indiqué que, dès le début de la crise, la Turquie avait œuvré, en coordination avec plusieurs pays de la région, dont le Qatar et le Pakistan, à contenir les tensions et à contribuer à la cessation des hostilités. Il s’est félicité de l’accord mettant fin à la guerre et a exprimé l’espoir qu’il ouvre la voie à une paix durable et globale dans la région.
 
Évoquant les répercussions régionales et internationales du récent conflit, le vice-président turc a souligné que les développements concernant la sécurité des voies énergétiques et de la navigation maritime, notamment dans le détroit d’Hormuz, avaient démontré que toute instabilité dans la région pouvait affecter l’économie mondiale. Il a ajouté que l’opinion publique internationale avait été témoin de la résistance et de la détermination du peuple iranien face à ces circonstances difficiles.
 
Enfin, Cevdet Yılmaz a insisté sur l’importance de renforcer les relations bilatérales, affirmant que l’objectif commun des deux pays devait être de développer leur coopération dans les domaines économique, commercial, énergétique, du transit et de l’investissement. À cet égard, il a souligné la nécessité d’activer rapidement les commissions mixtes de coopération et de mettre en œuvre les accords existants.
 
Il a conclu que plus les relations entre la République islamique d’Iran et la Turquie seront solides et étroites, moins il y aura de place pour les ingérences extérieures et les tentatives de division entre les pays de la région. Selon lui, la sécurité et la stabilité régionales reposent sur la coopération, le dialogue et la confiance mutuelle entre les pays de la région.